Abba Bané demanda un jour à Abba Abraham : "Est-ce qu'un homme qui est comme Adam dans le Paradis a encore besoin de prendre conseil ?" Et celui-ci lui dit : "Oui Bané, car si Adam avait demandé conseil aux anges : "Est-ce que je mange de l'arbre ?", ils lui auraient dit : "Non ! ".  
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Divers - L'Orthodoxie et l'Occident

L'Orthodoxie et l'Occident

Par le Métropolite Séraphim


Depuis longtemps déjà l’Orthodoxie n’est plus seulement „orientale"; elle est présente aujourd’hui sur les cinq continents comme témoin de l’Eglise primitive, indivise : „une sainte, catholique et apostolique“.

Grâce à cette présence orthodoxe dans les lieux traditionnellement catholiques ou protestants et grâce surtout au mouvement œcuménique, les chrétiens d’Orient et d’Occident peuvent mieux se connaître et partager les valeurs spécifiques aux deux Traditions pour respires vraiment de deux poumons.

Le Christianisme occidental est pragmatique, orienté vers le monde et l’homme réel qui souffre dans son âme et dans son corps. Servir l’homme dans ses besoins les plus concrets avec dévouement et amour est, selon l’Evangile, le critère du jugement dernier. A cause de son pragmatisme, le christianisme occidental est marqué par le juridisme et le moralisme. On sait que l’exercice moyenâgeux du centralisme romain et la théologie scholastique qui a voulu tout expliqué ont conduit à la Reforme dont les principes : "Sola Scriptura" et "Sola Fide" favorisèrent l’individualisme au détriment du personnalisme chrétien. De l’esprit de la Reforme sont nés aussi l’humanisme et le rationalisme qui renferme Dieu dans une transcendance inaccessible. Finalement l’homme n’a plus besoin de se rapporter à Dieu ; il devient lui-même "la mesure de toute chose“. Cet esprit est celui de la Révolution française avec ses "droits de l’homme" (bien sűr, contre les "droits de Dieu") et aussi celui de Nietzsche annonçant "la mort de Dieu" et l’avenir du "surhomme“.
Cette évolution sera lourde de conséquences pour la vie chrétienne qui perdra de sa force mystique en s’accommodant à l’esprit du monde.
Le renoncement  à l’ascèse du jeűne, et à l’ascèse en général, par laquelle le corps participe lui-aussi au processus de purification et de sanctification a d’autant plus affaibli l’esprit chrétien, engagé dorénavant plus dans les œuvres extérieures que dans la transformation du cœur.
Le christianisme oriental a connu une évolution beaucoup plus unitaire. Grâce à la structure collégiale de l’épiscopat et grâce à la doctrine selon laquelle seule l’Eglise en tant que peuple de Dieu est infaillible, il a pu surmonter les grandes controverses théologiques de son histoire (surtout du premier millénaire), malgré les schismes du V-ème siècle, et garder une étonnante unité intérieure entre foi, liturgie, théologie, mystique, vie consacrée (monastique) et vie dans le monde… toutes orientées vers la sanctification personnelle qui est aussi celle du cosmos.
L’Eglise orthodoxe a la conscience d’être la continuation historique de l’Eglise indivise justement parce qu’elle a gardé  inaltérable le "dépôt" de la foi apostolique (cf. I Tim. 6, 20) contre toute contamination de la "pseudoscience“. Pourtant ce "dépôt" ne doit pas être instrumentalisé, idéologisé ou transformé en science théologique vide d’amour, car il s’agit du Dieu Vivant qui est au-delà de tout concept, de tout discours…

Source et suite de la lecture...


Date de création : 08/09/2014 @ 19:38
Dernière modification : 08/09/2014 @ 19:38
Catégorie : Divers


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